Du 12 au 22 février 2015 • Brésil : Rio de Janeiro

 

 

niteroi

 

Niteroï et Charitas :

Niteroi est une ville située à l'est de Rio de l'autre côté de la Baie de Guanabara. La baie est polluée et pour nous impropre à la baignade, mais elle offre une belle vue sur Rio. Niteroi avec ses grandes barres d'immeubles, est une cité moderne, sans intérêt majeur. Il existe depuis 1974, un pont de 14 km reliant Rio à Niteroi, mais on peut aussi prendre le ferry, qui est un gain de temps et d'argent, 20 minutes pour 5 réals soit environ 1,50 euros.
Une drôle de soucoupe volante surplombe un promontoire sur la baie, c'est le Museu de Arte Contemporanea conçu par Niemeyer en 96.
Niteroi, c'est aussi ces belles plages, malgré l'eau de qualité plus que douteuse de la baie, les familles y viennent se détendre, et les sportifs s'entrainer.

Le Club Naval de Charitas, où nous avons passé notre séjour se trouve à l'autre bout de la baie de Niteroi en allant vers le village de Jurujuba. Nous ne sommes plus dans la ville mais plutôt près des favelas. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Les plages par contre laissent parfois un peu à désirer sur le plan propreté et pourtant, elles sont nettoyées régulièrement. La marina est super sympathique, avec pontons, piscine, bar et restaurants, le tout très très sécurisé, ce qui ne gâche rien.

Le personnel de la marina et du bar-restaurant sont aux petits soins, attentif et attentionné. Il faut dire que le patron maître d'hôtel Alexandro montre l'exemple, il parle un peu français, donc nous échangeons facilement.
Nous avons rencontré deux bateaux français : ORNELLA avec Christian, Bérengère et Adrien qui font aussi route vers Paraty pour remonter ensuite vers Trinidad, pour un périple d'un an et Bob qui repart après quelques réparations sur son catamaran vers Madagascar.

On a bricolé un peu, Loul a redressé un chandelier qu'un bateau ammaré un peu mou, est venu percuter au ponton et il a aussi fait un essai sur le plancher de l'annexe, mettre des bombes de mousse expansée mais sans résultat très concluant ... foutu pour foutu ... on fera avec.

Nous y passerons un excellent séjour et recommandons cette marina à nos amis voileux.

rio

 

Rio de Janeiro :

Nous avons été des Cariocas pendant quelques jours et avons essayé d'avoir la même joie de vivre qu'eux ... nous sommes en période de Carnaval, tout est prétexte à la fête et pour eux fête c'est se déguiser, musique à fond, bière à la main et danser (enfin bouger). Les centres d'intérêts ne manquent pas entre les plages, les collines verdoyantes, les découvertes de la ville et bien sûr pour nous le Carnaval, nos journées vont être bien occupées.
On va commencer par essayer de vous donner notre ressenti sur la ville de Rio elle-même. Ce qui nous a frappé, ce sont ces grandes barres d'immeubles avec de grands boulevards et quelques très beaux bâtiments anciens isolés. Nous n'avons pas eu assez de temps pour des visites de musées ou sites historiques. Nous sommes en période de carnaval et la vie est dans la rue.
Nous avons tout d'abord découvert la ville en faisant nos papiers du côté du port. Loul y a même trouvé un vieux sous-marin et un vieux bateau en retraite (eux aussi)... photo nostalgie !!!
Nous avons eu également l'occasion, toujours pour nos papiers administratifs, d'aller plusieurs fois à l'aéroport international et de traverser des quartiers de la ville beaucoup moins chics et de longer des favelas. En traversant les quartiers près du port,  on trouve les immenses hangars qui sont occupés pour la préparation des chars et l'entrainement des groupes du carnaval. Puis nous tombons assez vite dans des quartiers dit populaires et les favelas, où nous avons pu voir, de notre bus, une descente de police ... c'est assez impressionnant. Puisque nous parlons sécurité, nous n'avons pas eu à Rio le sentiment d'être en insécurité et pourtant la police est beaucoup moins présente ou tout du moins, moins voyante qu'à Salvador. Cela n'empêche que c'est tout de même une ville dangereuse, et qu'il faut rester vigilant. La population est dans l'ensemble assez sympathique, nous avons rencontré un groupe de jeunes qui a pris la peine de nous accompagner jusqu'à un arrêt du métro car dans ce quartier populaire en fête, au milieu des fêtards et dans les petites rues bondées, il ne nous aurait pas été possible de trouver l'entrée du métro, c'était vraiment super sympa de nous avoir guider.
A Rio, il y a des quartiers chics et des quartiers populaires, il est bien évident que l'ambiance n'est pas la même. J'en profite pour glisser un aparté dommage, enfin tant mieux pour vous qu'il n'y ait pas l'odeur sur les photos, c'est quand assez impressionnant dans certains quartiers. La chaleur ne les aide pas ... entre les égouts et les poubelles qui "surchauffent" pas étonnant non plus. De nombreux travaux de rénovation sont en cours, en vue des jeux olympiques 2016 ????.
Si vous voulez  boire ou manger, le quartier de l'Arco de Tells, est une rue de bars et de restaurants, à vous de bien choisir il y en a pour tous les prix et toutes les ambiances. C'est un quartier sympa où se mêlent toutes les générations et toutes les populations.
Les transports à Rio sont plutôt bien organisés entre la multitude de taxis et de bus, et le métro, pas besoin de voiture. Une ligne de tram est en construction, qui éliminera peut être un peu les bouchons qui restent importants aux heures de pointes. A privilégier le métro et le tram quand il sera en place, pour les bus, les horaires et les lignes resteront un grand mystère, mais ça fonctionne.

 

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Enseada de Botofago entre le quartier Urca et Gloria :

Rio c'est une ville immense et il n'y a pas que le quartier Centro, nous partons aujourd'hui vers l'Enseada de Botofago entre le quartier Urca et Gloria. C'est le premier quartier que nous avons découvert en arrivant puisque nous avons mouillé dans la baie de Botafogo avant de rejoindre Niteroi. Ce quartier plutôt résidentiel a un point de vue magnifique sur le pain de sucre. C'est un endroit calme et pas très commerçant, on trouve peu de bars, de restaurants sur l'esplanade, c'est assez étrange, mais ici la population grignote sur la plage et les marchands ambulants y sont omniprésents. On retrouve de grandes barres d'immeubles, un immense boulevard de deux fois trois voies inondées de taxis jaunes, des plages et l'immense Parque de Flamengo, qui attire familles et sportifs. De très nombreux terrains de foot sont à la disposition de la population. Par contre, les plages ne sont pas conseillées car la baie de Guanabara est extrêmement polluée. C'est même limite immonde, comment est-ce possible dans ce paysage magnifique, cela gâche un peu quand même !!

 

 

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Quartier de Leme et Urca :

Sur la façade atlantique se trouvent le quartier de Leme et Urca. Une escapade plaisante au pied du pain de sucre, tout le monde monte sur le pain de sucre et bien pas nous !!!

Nous sommes dans un quartier calme et très sécurisé car c'est une zone avec plusieurs sites militaires, tout s'explique. Nous avons emprunté la Pista Claudio Coutinho qui zigzague sur 2 km sur le flanc sud du Pain de Sucre.

Cette piste offre une vue sur la Praia de Vermelha. Nous y découvrons fruits, fleurs, oiseaux et singes tout en écoutant les vagues s'écraser sur les rochers au pied de la falaise, belle balade.

 

 

 

 

 

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Quartier de Copacabana et Ipanema:

Impossible d'être à Rio sans vouloir fouler la plage de Copacabana. Oups c'est quoi les garçons ... tous ces yeux qui s'écarquillent ... doucement, on se calme y'a vraiment pas de quoi s'énerver !!!

Copacabana a surement un peu perdu son côté glamour ou sexy car franchement rien de plus que sur n'importe quelle plage du Brésil ou même d'ailleurs. On y vient en famille avec son parasol, ou on le loue. On s'installe, on s'y prélasse entouré des marchands ambulants qui sont là pour pallier à une petite faim ou une petite soif ... une plage somme toute.

Ah ben oui, je vois bien que vous êtes déçus, vous attendiez tous ce paragraphe avec impatience, désolée !!!

Copacabana, c'est aussi tout de même une superbe plage de 4,5 km bordée d'arbres, et d'immeubles ou hôtels en plus ou moins bon état, des boutiques, où il fait tout de même bon se promener sur ce front de mer ombragé. On y rencontre une foule de touristes, de cariocas de toute classe et les habitants des favelas qui vivent sur les collines voisines. Ah j'allais oublier les célèbres trottoirs pavés blanc et noir, je dirai que les maçons portugais sont passés par là et ont laissé une bien jolie trace de leur passage, quel boulot.

Les collines à proximité de la plage offrent des couleurs magnifiques entre le vert des montagnes, le bleu de l'eau et le sable blanc ... c'est quand même un petit coin sympathique.

 

Pour les plus fêtards, il faut se rendre à Ipanema, qui reste le quartier chic et "bobo". La plage est presque la même qu'à Copacabana mais moins longue, avec les collines qui la surpomblent, bordée de nombreux cafés et restaurants, et où se retouvent également jeunes et vieux, pauvres et riches, gays et hétéros ... La plage est pour tous mais chacun y a son carré tout de même un peu délimité.

En période de carnaval, la plage est parfois un peu animée, entre les fêtards, les endormis et ceux qui ne vont pas tarder à l'être suite à un mélange d'alcool fort et de soleil ce qui ne fait pas bon ménage !!!

 

Nous avons retrouvés Franck et Véro, des amis nantais, pour une soirée à Copacabana. Nous avons essayé de faire les "jeunes" en voulant aller passer la soirée sur Ipanema mais impossible de trouver un bar et un restaurant avec de la place. Il y a avait des files d'attente incroyable, des milliers de personnes dans les rues, si bien que nous sommes revenus sans regret sur Copacabana, beaucoup plus calme, sans file d'attente avec une clientèle plus âgée aussi. Nous avons trouvé un restaurant fort sympathique, cachaça et bonne humeur étaient également invitées et nous avons passé une soirée très agréable. Cela fait du bien de revoir des nantais de temps en temps !!!

 

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lapa

 

Quartier de Santa Tereza et Lapa :

En route vers le quartier lapa, et la charmante Catédral Presbiteriana, toute petite entourée de ces grands immeubles et de magnifiques sculptures en bronze sur son parvis. C'est l'exemple même du mariage réussi entre l'ancien et le moderne.

Nous arrivons ensuite devant la Catedral Metropolitana, immense pyramide en béton, construit entre 1964 et 1976, d'une hauteur de 86 m sur un diamètre de 96 m. A l'intérieur c'est immense, c'est "béton" bien sûr mais chaleureux avec cette lumière filtrée au travers d'immenses vitraux.

Nous avons voulu prendre Le Bonde (Tramway) pour rejoindre le quartier de Santa Teresa, mais celui-ci est en travaux depuis un grave accident en 2011 et toujours pas réouvert.

Nous arrivons dans le quartier Lapa, sur une grande place devant Arcos da Lapa, un grand aqueduc blanc avec des arcades sur deux niveaux. C'est un quartier populaire en pleine rénovation, qui ne nous inspire pas vraiment dans un premier jusqu'à découvrir le magnifique quartier de l'Escadaria Selaron. C'est un escalier de 215 marches, entièrement recouvertes de carreaux de céramiques. L'artiste Selaron, vivant dans ce quartier, a mis une vingtaine d'années à réaliser ce chef d'œuvre. Il utilise des carreaux du monde entier, qu'il glane lui-même où qui lui sont offerts, il va même en créer, vous trouverez dans nos photos, un azulejos, représentant une femme enceinte avec la signature de Selaron.

Notre visite se terminera par la charmante petite église NS Carmo de Lapa et son intérieur blanc et bleu et ses dorures juste ce qu'il faut.

Beau quartier que nous n'avons pas découvert sous toutes ses facettes, c'est ici qu'on danse le soir à ce qu'il parait ... il faudra revenir !!!

 

ilha fiscal

 

Ilha Fiscal :

En allant faire nos papiers au port, nous avons découvert cet étrange petit chateau, non ce n'est pas Venise mais digne de Walt Disney quand même. C'est en fait un palais néogothique situé dans la baie de Guanabara, crée en 1889 par l'Architecte Adolfo Del Vecchio.

Son utilisation était la supervision des opérations du port, en liaison avec la Marine située sur Ilha Cobras juste à côté.

 

Un peu d'histoire "drôle" ... l'Empereur Don Joao VI, repère ce site stratégique et décide la construction de ce palais. Après une courte utilisation maritine, c'est l'endroit où se faisait l'imposition des navires entrant dans la baie d'où son nom Ilha fiscale, l'empereur décide d'y organiser le "Bal de l'Empereur" en l'honneur de personnalités chiliennes, avec 2000 invités. Le soir du bal quand l'empereur débarque sur l'ile, il trébuche et déclare : "l'empereur peut tomber mais certainement pas l'empire". Nous sommes le 9 novembre 1889, et le 15 novembre, l'empereur est renversé et l'empire remplacé par la république ... c'est surement la faute à "pas de chance" !!!

 

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Quartier du Corcovado :

Alors comme le dit la chanson "... Si tu vas à RIO, n'oublie pas de monter là haut ..." et effectivement c'est une visite à ne pas manquer pour la vue magnifique que le site offre sur RIO. Nous avons eu la chance d'y être un jour de grand soleil, avec un peu de brume de chaleur, mais la vue est grandiose.

Le Christ rédempteur debout les bras en croix au sommet de la colline Corcovado surveille (ou protège ??) la ville de RIO. Le christ fait 31 mètres de haut et 27 mètres de large d'une main à l'autre, et bien sur il fait son poids aussi 1 145 tonnes. Il a vraiment fier allure, la sculpture est belle.

Par contre, on y coupe pas, la célébrité du lieu attire une foule assez compacte mais relativement disciplinée. Par contre, pas facile de se prendre seul au pied de la statue, et y'a du "selfie" à gogo.

Les magasins de souvenirs sont bien sur installés sur le chemin.

C'est une visite incontournable et inoubliable.

 

 

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Le Carnaval de Rue :

Alors comment vous dire c'est du tout et du n'importe quoi, du bruit euh non, de la musique, des déguisements, une foule joyeuse, de la bière à gogo et de la bonne humeur.

Dans tous les quartiers, s'improvisent des défilés plus ou moins importants, des concerts, ou des bals. Ces parades ambulantes consistent en une procession de fanfares, de percussionnistes et de chanteurs ou des camions relookés avec au sommet une terrasse sur laquelle le groupe danse au son d'une sono à fond, et la foule déguisée ou pas se joint au cortège pour danser ou se défouler.

Ce qui est étonnant pendant au moins 4 jours, c'est que tout s'arrête pour le carnaval, les marchands ambulants eux sont à leur affaire boissons et repas sont à disposition partout. Le public arrive à Rio déguisé, donc dans les bus, le métro ou le ferry, c'est déjà la fête, ça chante, ça danse et souvent avec la glacière pas loin, remplie de glaçons et de canettes.

Quand le carnaval se termine , les transports en commun deviennent d'un triste !!

C'est une belle expérience, il faut aimer les bains de foule, mais on peut aussi trouver des endroits moins peuplés et tout aussi festifs.

Chaque groupe a son tee shirt et une chanson qui tourne en boucle, si on maîtrise le portugais, il est facile de chanter.

 

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carnaval

 

Le Carnaval dans le Sambodrome :

Alors c'est le bouquet final .... tout dans la démesure : la foule, les chars, les costumes, la musique mais tout ça organisé de mains de maitres. Rien à dire tout est parfait. On est installé dans les gradins, les marchands ambulants passent régulièrement avec boissons fraiches, glaces et friandises. On peut même acheter des petits coussins pour mettre sous ses fesses car il faut bien avouer que le béton pendant une heure, c'est bien mais toute la nuit cela devient dure. Oui oui tout la nuit, car le spectacle commence à 9:00 pour se terminer à 6:00 du matin. Pour ceux qui connaissent Loul, oui il a craqué et fait une petite sieste !.

Nous avons assister au dernier jour de défilé avec les six meilleurs groupes. Nous en avons pris plein les yeux. Les costumes et les chars sont tout simplement magnifiques. Il faut vraiment imaginer la somme d'heure de travail que cela représente.

C'est en fait plus un grand spectacle, une parade multicolore plus qu'un défilé populaire. Chaque groupe compte entre 3000 à 5000 membres. On se retrouvent avec eux avant et après le spectacle. Ils arrivent en bus avec leur costumes, s'habillent dans la rue et repartent avec nous toujours dans le bus avec leur costume. Un truc incroyable aussi c'est le nettoyage qui faity quasiement parti du défilé, sur le Sambodrome après chaque groupe, une équipe de nettoyage passe e-avec les balais et les machines afin de laisser la piste propre pour le groupe suivant Tout ça dans la bonne humeur on danse avec les balais !

C'est tout simplement magique, spectacle à ne pas manquer, même si le prix des billets est un peu élevé, cela en vaut vraiment le prix.

 

 

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